Songeuse
Les quelque 4 heures que j’ai passées à dormir cette nuit ont suffi à me plonger dans une ambiance à fleur de peau aujourd’hui. J’ai fait un rêve plus qu’étrange dont je ressens l’urgence de parler, ne serait-ce que sur ce blog. Premièrement parce qu’il résonne de manière très profonde en moi, et semble tellement réel qu’il imprègne toute la journée qui suit de l’émotion qu’il a suscitée. Deuxièmement, parce qu’il a un sens terriblement évident qui me fait peur; ceux qui me connaissent et qui connaissent un peu les événements de ma petite vie comprendront peut-être. Mais ce n’est pas nécessaire.
Je me trouvais à la cérémonie de remise de baccalauréat de mon Gymnase (Lycée en France) avec mes camarades de classe ainsi que ma famille à la Cathédrale de Lausanne – comme ce fut le cas dans la réalité il y a de cela 7 ans – mais quelque chose ne tournait pas rond. J’observais la scène comme de l’extérieur, sans être moi-même. Je ne parlais à personne, j’errais seule devant la porte massive et plusieurs fois centenaire de Notre Dame de Lausanne, dont l’architecture est un savant mélange de style roman et gothique.
Mes parents parlaient de moi sous mes yeux entre eux, avec d’autres gens, avec mes grands-parents, avec une expression affectée, et au passé.
Je n’allais pas recevoir en ce lieu le fameux sésame, passeport “obligé” pour une vie professionnelle “brillante”. C’est en voyant descendre dans un tunnel de pierre le cercueil de bois clair que j’ai su que j’étais morte.