Pourquoi faire une page “musicale…” sur ce blog…
Page “Musicale…”
La musique et moi : une longue histoire…
Mon histoire avec la musique commence dès le berceau, c’est pour cela que je ne pouvais pas omettre plus longtemps de le mentionner dans ce blog qui, finalement, est une partie de moi même si je n’y parle pas énormément de ma vie personnelle (je ne pense pas qu’elle intéresse grand monde, soit dit en passant). Je suis née au sein d’une famille de mélomanes, et ainsi ai grandi mélomane. La musique fait partie intégrante de ma vie, que ce soit dans sa consommation (l’écouter, aller voir les artistes en concerts) ou dans sa production. Ne me considérant pas comme une musicienne à part entière, je suis une amatrice qui ne peut se passer de chanter et de danser, grâce à mon grand-père et ma grand-mère maternels, ma mère, et feu mon oncle (c’est pour toi, Fredo que je ne lâcherai jamais la musique, même si tu n’es plus là, je suis sûre que tu m’entendras.)
Pour situer : ma grand-mère vient d’une famille de 12 enfants, dont 9 garçons musiciens, dont plusieurs sont des virtuoses. Mon grand-père a toujours fait de la musique, de la clarinette et du piano, et a des milliers d’heures d’enregistrement sur bandes magnétiques, des centaines de disques vinyl, et a toujours enregistré ses enfants et petits enfants chanter, les motivant à faire de la musique. Ce sont eux qui m’ont poussée à faire de la guitare, même si moi je n’y voyais pas trop l’intérêt à 9 ans, mais je voulais surtout “faire comme maman” qui avait appris la guitare aussi et qui s’accompagnait souvent avec. Tous les Noëls que nous avons fait en famille ont été animés soit par la guitare de ma mère, soit la mienne, soit les chants des gamins.
Ma mère a toujours écouté beaucoup de musique, faisant même partie en tant que chanteuse alors qu’elle avait une vingtaine d’années (avant que je naisse!), d’un orchestre de bal, Les Guy Rolland’s qui faisaient des reprises de grands succès. Fan de disco (Boney M surtout) et de Rod Stewart, grande amatrice de Jerry Lee Lewis, Dolly Parton et de tout ce qui est “musique de Cowboys”, ma mère m’a élevée au son des banjos, des guitares country et m’a refilé la maladie du rythme et de l’oreille musicale.
Quant à son frère, mon oncle Frédéric qui nous a quittés en mars dernier, c’était un passionné du son sans qui je n’aurais jamais fait de la scène, enregistré, ni continué à faire de la musique. Il avait monté sa petite entreprise de “disco mobile”, animant les mariages, bals et fêtes, faisant le DJ, ce qu’il adorait par-dessus tout. Je me souviens encore du meuble incroyable qu’il avait construit de ses mains dans son appartement dans lequel il avait mis toute une régie son… C’était énorme! C’est aussi lui qui m’avait offert (pour mes 11 ans je crois) les billets pour aller voir mon premier concert, et même si Roch Voisine n’est plus mon idole (
), avoir vécu ça le jour de mon anniversaire à la patinoire de Malley avec ma mère, grâce à lui, ça a son importance émotionnelle.
Il avait travaillé dans sa jeunesse pour une petite chaîne de Radio locale comme animateur, et faisait le DJ le week-end quasiment jusqu’à sa dernière année de vie, accompagné par sa femme. Puis en 2003 il est revenu à la radio, animant tous les dimanches depuis le 19 octobre l’émission Rive gauche consacrée exclusivement à la chanson française du début du 20ème siècle à nos jours sur Radio Chablais. Et lorsque je me suis mise à faire un groupe aussi médiocre soit-il, il était le premier à me soutenir, premier fan de The Other Voices, toujours là aux concerts à crier pour les rappels (alors que nous n’avions que 4 chansons
) le titre de sa chanson favorite “Coconuts” que nous devions toujours re-jouer en fin de set tellement ses cris et ceux de ma mère étaient puissants!
Mon tonton Frédo (comme je l’ai toujours appelé) nous avait d’ailleurs enregistrées dans notre ancien local de répétition en pleine zone industrielle de Bussigny, dans un entrepôt qui servait de garage (que de souvenirs… dont les posters de femmes légèrement suggestives qui “décoraient” les murs de cet endroit qui suintait la virilité
)…
Radio Chablais a fait part de ses condoléances sur son site officiel, et je les en remercie du fond du coeur.
Les autres personnes qui ont joué un rôle important dans toute cette entreprise musicale sont mon père, forcément, qui bien que peu musicien dans l’âme a toujours été enthousiasmé par notre bruit, assurant tous les samedis le transport vers le local de répét des 5 ou 6 filles avec l’assistance des parents de la bassiste… Ce premier local, d’ailleurs, nous avait été mis à disposition par lui-même et son ami Michel, dont c’était le garage. Nous squattions le bureau de l’énorme entrepôt de tôle ondulée, que nous avions re-décoré d’ailleurs, superposant les filles suggestives par des posters de Marilyn Manson tout aussi suggestifs by the way
.
Mon frère qui, malgré ses critiques et tours malicieux de petit frère, est venu à tous les concerts et qui, –là je suis fière !!! – , quelques années plus tard m’a avoué qu’il aimait bien les Cure en fait :X et que c’était grâce à moi…
Le groupe : The Other Voices
Le groupe s’est formé en premier lieu entre Bénédicte Fauchère – (qui, maintenant qu’elle est mariée et maman d’un trop mignonne petite Selya a changé son nom en Wenger) – et moi-même alors que nous étions en dernière année de collège (9ème année en Suisse), à l’âge de 14 ans à peu près. Je faisais de la guitare depuis que j’avais 9 ans, et elle s’y est mise pour m’accompagner. Nous passions des après-midis et des week-ends entiers à nous entraîner, tentant de reproduire nos chanson favorites de The Cure, faisant trembler les murs de la petite maison qui servait à cette époque de résidence à ma mère, mon frère et moi… Ma mère a dû se faire une raison, malgré son exécration des vocalises curesques, ne pouvant pas lutter contre notre passion pour le groupe de Robert Smith qui était plus forte que tout… Bénédicte et moi avons tenu bon envers et contre nos mères, nos frères et nos camarades de classe qui, eux, écoutaient les Spice Girls, New Kids on the Block, Haddaway, The Backstreet Boys ou Take That… et donc nous prenaient pour des folles… Mouahahaha…
Nous avons donc repris Just Like Heaven, Boys Don’t Cry, A Forest, Pictures of You, Three Imaginary Boys, et nous nous sommes mises à composer. Très vite il est apparu que je serais la chanteuse, Bén étant un peu timide pour ça. Donc The Other Voices c’était à ce moment là : Bén à la guitare solo, et moi au chant et à la guitare rythmique. J’ai repris des cours de guitare avec un prof trop excellent assez rapidement, car j’avais acquis une guitare électrique, évidemment, avec un super ampli Fender (financé en grande partie par ma môman
). Jean Humbert-Droz qui était un jeune musicien et luthier de la région lausannoise, m’a appris plein de choses, notamment l’improvisation sur une mélodie, et m’a motivée à continuer.
Pour faire comme Robert Smith (chanteur de The Cure), il me fallait une 12-cordes… J’ai donc acheté une superbe 12-cordes Cort que j’ai amplifiée plus tard avec un micro qui se met sur le trou de la caisse de résonnance qui m’a été offert à mon retour des Etats-Unis par Bénédicte et les autres membres du groupe… Mais là je vais trop vite…
Fin de neuvième année scolaire (école obligatoire), j’ai 15 ans, mon certif’ en poche, et je m’envole pour les USA, en Illinois, pour un an de High School, hébergée par une famille d’accueil dans l’Illinois profond. Je ne vais pas raconter mon séjour ici, mais en gros, c’est un an de lettres échangées avec Ben, K7 de dictaphones avec nos dernières compos envoyées par la Poste, parce que l’internet social n’en était qu’à ses balbutiements (je n’avais même pas d’adresse mail !!!).
En juin je reviens au bercail avec quelque chose comme 15 kilos de plus (on se moque pas !!!), une carrure de camionneuse (j’avais fait de l’athlétisme et donc de la muscu tous les jours ainsi qu’un entraînement tous les soirs après l’école) et toujours l’envie énorme de faire de la musique. Mes potes sont toutes là pour m’accueillir, et dès mon arrivée chez moi, on sort les guitares et on se met à jouer exactement comme un an avant. L’aventure Other Voices pouvait commencer! Rien n’avait changé et c’était merveilleux.
Nos copines recrutées, Stephi, Christine, Cat, et Isabelle, s’y sont mises. Personne, à part Christine qui faisait du piano depuis longtemps, n’avait jamais vraiment touché à leur instrument “attribué”, mais on n’en avait cure (et c’est le cas de le dire
). Isabelle a rapidement décidé de faire la basse, achetant guitare et ampli, puis prenant des cours. Elle progressait super vite et c’était ultra motivant. Christine, Cat et Stephi se sont mises aux Djembés, avec une incursion peu conclusive de Stephi dans les claviers, que dis-je, le synthé Yamaha de mon frère qui avait un son un peu trop “80’s-qui-fait-mourir-de-rire-aujourd’hui”…
On s’est lancées en public un peu aux forceps au sein de mon gymnase (lycée) pour l’une des éditions du “Grenier”, qui était un truc biannuel de spectacles faits par les étudiants… devant plusieurs de nos professeurs, nous avons joué nos deux titres composés du moment “Timeless” et “Keep Out”… Que du bonheur lorsqu’en changeant de guitare pour la deuxième chanson c’est l’écran des diapositives qui m’est tombé sur la tête… le public en délire qui se marrait… je ne savais plus quoi faire, perdue que j’étais, tant et si bien que je n’ai pas rebranché le micro, devant hurler mes paroles pour que l’on m’entende… Que du bonheur! Mais cela ne nous a pas démontées, au contraire, à l’issue du show nous avons été recrutées par une élève qui nous avait adorée et qui nous a bookées pour sa soirée d’association dans une salle de concerts d’un centre de loisirs lausannois. Notre carrière était lancée! LOL
Et pour résumer cette épopée qui s’est terminée lorsque nous avons commencé la Fac ou quasiment, – pour diverses raisons, notamment le fait qu’il était devenu trop difficile de trouver du temps dans des agendas saturés de cours et aux horaires différents – : nous avons composé une petite dizaine de chansons, entre Bén et moi, dont il reste quelques traces grâce à Frédo qui nous avait enregistrées. Sivan nous a rejointes sur la lancée à la batterie, nous a donné accès au local de musique de l’EPFL (Ecole Polythechnique Fédérale de Lausanne), et nous avons fait quelques petits concerts lors de festivals de groupes lausannois. Je suis d’ailleurs en train d’archiver les photos, vidéos et autres restes de cette folle époque que je mettrai en ligne au plus vite. En attendant, quelques vidéos seesmic de mes délires musicaux, quelques compositions en mauvaise qualité audio, et surtout, le clip vidéo de la chanson de The Cure qui a donné le nom de notre groupe : The Other Voices.
Les compositions plus tardives ou/et en solo :
- Instantané Ecrite et composée par Bénédicte, je n’ai fait que l’interprétation et les arrangements
- La Belle Histoire Ecrite et composée par mes soins, cette chanson est un hommage au film éponyme de Claude Lelouch sorti en 1990 qui m’a toujours fascinée. Les paroles sont clairement inspirées de l’histoire du film qui parle de vies antérieures et ultérieures, et d’histoires d’amours sur plusieurs vies..
- Blues anti maternel Ecrite et composée par mes soins en cabine de projection du Ciné Qua Non où je travaillais à l’époque en 2004 pendant que j’y projetais un film sur le Blues intitulé The Soul of a Man… aucun rapport avec ma mère, mais plutôt avec ma peur d’être mère!
juillet 27, 2008 à 5:47
Toi, une Curiste?! Non!!!!!!!!!! MDR
juillet 27, 2008 à 5:49
mouahahaha et comment !!! Cure powaaaa!!!
août 12, 2008 à 3:06
Je me réjouis d’écouter ça en sortant du travail!
Dis, les photos suggestives, c’est un euphémisme ça! hehe
août 25, 2008 à 7:04
Un grand merci pour ces jolies paroles sur ton tonton qui nous manque tant!!! Biz